Début du syndicalisme

Grève en 1923 Grève des employés de l'Asbestos Corporation, 1923.
SAHRA Fonds Galerie de nos ancêtres de l'or blanc (donateur: Émile Fillion).
En 1912, il n’existait aucun syndicat au niveau de l’industrie de l’amiante. Cependant deux ans plus tard, deux syndicats voyaient le jour dans un court intervalle. D’un côté, le 27 octobre 1915, M. Martel de Montréal, recrutait 200 travailleurs pour l’Union internationale, membre de la Fédération américaine du travail. D’autre part, le 7 novembre suivant, à la demande du clergé thetfordois, était fondé l’Union catholique des ouvriers mineurs de Thetford (UCO). Malheureusement, ces deux syndicats lutteront afin d’obtenir le plus de membres possibles, afin d’avoir la reconnaissance des compagnies minières et cela aux dépens des travailleurs eux-mêmes.

L’Union catholique est officiellement reconnue en juillet 1919. En octobre de la même année, l’Union catholique changera de nom afin de permettre aux protestants et aux travailleurs favorables à une union neutre de rejoindre leur rang. Dorénavant, elle s’appellera l’Union nationale des mineurs d’amiante (UNMA).

En 1921, l’on assistait à la formation de la Confédération des Travailleurs catholiques du Canada (CTCC), qui unissait les divers syndicats catholiques. Progressivement, le Syndicat (UNMA) déclina et disparut en 1925. En 1931, l’abbé Pierre Gravel fondait deux cercles ouvriers dont l’un des deux aura un impact considérable sur le monde ouvrier. En effet, c’est le 28 avril 1935, que le Cercle Ouvrier donnait naissance au Syndicat national catholique de l’amiante Inc. L’abbé Joseph Campagna poursuivait le travail amorcé par l’abbé Gravel.

Le 19 avril 1936 naissait la Fédération des syndicats de l’amiante. Trois syndicats, celui de Thetford Mines, d’Asbestos et d’East Broughton, s’unissaient en fédération, pour mener une lutte commune. Elle portera le nom de « Fédération nationale des employés de l’industrie minière incorporée ». La même année, sur la scène politique, Maurice Duplessis arrivait au pouvoir. En 1945, l’abbé Henri Masson remplaçait l’abbé Campagna. En 1945, Jean Marchand fut délégué dans la région comme organisateur pour la Fédération.

À compter de 1947, la Fédération engageait deux permanents syndicaux, soient Rodolphe Hamel et Daniel Lessard. Au cours de l’automne de la même année, la Commission provinciale des relations ouvrières, accordait à la Fédération l’accréditation qui leur permettait de négocier légalement au nom de leurs membres. La Fédération réclamait des compagnies minières l’instauration de la formule Rand, ce qui obligeait les compagnies à percevoir des cotisations syndicales sur la paie de tous ses salariés. C’est un tribunal d’arbitrage qui imposera la formule Rand à Thetford Mines.

À compter de 1947, la Fédération engageait deux permanents syndicaux, soient Rodolphe Hamel et Daniel Lessard. Au cours de l’automne de la même année, la Commission provinciale des relations ouvrières, accordait à la Fédération l’accréditation qui leur permettait de négocier légalement au nom de leurs membres. La Fédération réclamait des compagnies minières l’instauration de la formule Rand, ce qui obligeait les compagnies à percevoir des cotisations syndicales sur la paie de tous ses salariés. C’est un tribunal d’arbitrage qui imposera la formule Rand à Thetford Mines.

En décembre 1948, la Fédération négociait avec les compagnies minières, le nouveau contrat de travail des mineurs pour 1949. Ces rencontres négatives entraîneront une grève sans précédent. Les syndicats et le clergé affronteront le pouvoir politique et celui des compagnies minières.


Séance de négociations entre les délégués syndicaux et les représentants des compagnies minières à Thetford Mines, 1947
SAHRA - Fonds Conseil central des syndicats nationaux de Thetford Mines (CSN)