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Autrefois, le travail en forêt était la grande activité économique en hiver. La vie du bûcheron québécois était calquée sur les cycles de la nature. Une saison d’abattage s’étendait habituellement du mois d’octobre jusqu’à la mi-avril. Le travail aux chantiers débutait avant la gelée alors que les bûcherons quittaient villes et villages pour s’enfoncer dans les bois.

Ces travailleurs du bois oeuvraient généralement six jours par semaine dans des conditions pénibles, du matin au soir. On exploitait généralement les forêts près des cours d’eau pour pouvoir faire flotter le bois au printemps. Les travaux comportaient généralement plusieurs emplois spécialisés : les bûcherons étaient chargés d’abattre les arbres, les fendeurs ou tailleurs les émondaient, puis, guidés par les charretiers, les chevaux traînaient les gros billots vers le courant d’eau le plus proche. Pour le bûcheron, l’aiguisage des outils, tels haches, scies ou godendards, était de première importance. On disait que la qualité d’un bûcheron se mesurait à sa façon d’affiler ses outils…

Vers la fin de l’hiver, pour favoriser le mouvement de la scie à la montée de la sève, le bûcheron pratiquait l’avoyage, c’est-à-dire qu’il la graissait en frottant la lame avec une couenne ou en écartant les dents.

À la débâcle du printemps, les billots devaient descendre les rivières pour être vendus. Pour l’occasion, certains bûcherons se transformaient en draveurs. Pendant la drave, les billots restaient parfois coincés au détour de la rivière, et un embâcle se formait alors. La tâche du draveur était de la rompre. Une fois les billots descendus en aval, ils étaient rassemblés et dirigés vers le moulin à scie ou le bateau.

La saison d’abattage terminée, le bûcheron retournait habituellement à ses travaux agricoles ou était engagé comme saisonnier chez un cultivateur.