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Sous le Régime français, lorsqu’un nouveau colon débarquait, il faisait souvent l’apprentissage de la vie dans la colonie pendant trois ans chez un habitant déjà établi. Par la suite, il se faisait concéder une terre par un seigneur avec l’obligation de la défricher et d’y tenir feu et lieu.

Après avoir occupé les terres seigneuriales de la vallée du Saint-Laurent et en bordure des rivières, les cultivateurs se sont répandus, au 19e et au 20e siècle, dans les autres régions du Québec, pour en arriver à former les centaines de paroisses rurales de la province.

La culture de la terre s’apprenait dès le jeune âge et se transmettait de père en fils. D’abord, le jeune garçon devait non seulement aider son père dans les travaux de la ferme, mais il secondait aussi sa mère quand le mari devait s’absenter pour aller travailler dans les chantiers.

Celui qu’on a d’abord désigné des noms de colon, habitant, cultivateur, fermier, agriculteur et maintenant de producteur agricole, exerçait un métier que l’élite canadienne-française louait avec enthousiasme. Il se devait d’être habile dans tous les métiers. Il était à la fois défricheur, menuisier, éleveur, soigneur, laboureur ou bûcheron.

Pour les travaux de la terre, le cheval et le bœuf furent remplacés lors de la mécanisation des fermes. L’arrivée du tracteur aux environs de 1925 se généralisa par la suite dans les années 1940. Le remplacement des bêtes de somme par cet engin révolutionna le travail, entraînant l’usage d’autres instruments qu’il mettait en mouvement, telle la herse, le semoir ou la faucheuse, beaucoup plus performantes.