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Au début de la colonisation française, c’était des missionnaires qui étaient affectés au service spirituel des gens. Ils devaient notamment desservir plusieurs paroisses ou regroupements de fidèles disséminés sur le territoire.

Peu à peu, des cures furent créées, c’est-à-dire des paroisses bien délimitées, pourvues d’un prêtre résidant. Le curé était le chef spirituel détenant la place la plus importante dans la paroisse. Son travail découlait d’une vocation au service de l’église, celle du pasteur qui prenait soin de ses ouailles et qui était chargé de diriger les âmes vers le ciel. Il était souvent aidé dans son travail d’autres prêtres et vicaires. Les curés restaient parfois longtemps dans la même paroisse. Aimés et vénérés, ils laissaient une marque profonde dans le cœur des paroissiens.

À la campagne, les curés exerçaient souvent une influence notable sur leurs paroissiens. Hommes respectés pour leurs qualités morales et leur bon jugement, on les consultait et on les écoutait, mais on les craignait également. Selon la tradition, la grande majorité des curés de campagne était remarquable par leur vertu, leur dévouement et leur abnégation.

Acteur principal lors des actes solennels de la vie, comme ceux de la naissance, du mariage et de la mort, ces hommes de Dieu consolaient dans la maladie et les épreuves. Les curés du 19e et du 20e siècle furent non seulement des bâtisseurs, mais aussi des travailleurs sociaux. Ils avaient acquis des habitudes de modération et une maturité de jugement qui en faisaient des conseillers très précieux. Dans les paroisses éloignées où les hommes de profession étaient rares, le curé était à la fois médecin des âmes et des corps, ses remèdes étant gratuits dans un cas comme dans l’autre.

Le curé se chargeait aussi de faire instruire les enfants qui apparaissaient comme des candidats aptes à la prêtrise. Les parents rêvaient d’avoir un prêtre ou une religieuse dans la famille, un gage pour le bonheur dans l’au-delà.