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Autrefois, le travail en forêt Au Canada, les métiers ambulants sont vite devenus une nécessité en raison des distances et des routes difficiles. Après les quêteux, les colporteurs furent les personnages les plus nombreux à sillonner les rues des villes et les routes des campagnes québécoises aux 19e et 20e siècles.

Lorsque les activités agricoles tournaient au ralenti ou au retour des beaux jours, le marchand ambulant reprenait la route, pour diffuser toutes sortes de produits achetés en gros à la ville la plus proche. Transportant avec lui ses marchandises et annonçant son passage en criant, il avait l’air d’un véritable bazar ambulant, proposant lunettes, dés à coudre, ciseaux, bagues de fantaisie, almanachs et autres menus articles. Certains artisans fabriquaient eux-mêmes les objets qu’ils colportaient.

Jadis, ces vendeurs itinérants servaient non seulement à colporter des marchandises, mais aussi à rapporter des nouvelles. Ils étaient généralement bien accueillis dans les endroits éloignés des magasins, mais on rapportait que certaines ménagères, lorsqu’elles voyaient venir ce marchand ambulant, s’empressaient de verrouiller la porte pour ne pas se laisser tenter et dépenser de l’argent difficilement gagné…Des mises en garde étaient même régulièrement faites aux paroissiens par leur curé face aux vendeurs de bibles, bien souvent des ministres protestants qui tentaient de convertir les gens à leur religion. D’ailleurs, avec le temps, les municipalités imposeront un permis et une réglementation face à ces travailleurs.

À la campagne, ces « oiseaux de passage » allaient parfois à pied, parfois sur de vieilles voitures tirées par des picouilles. Ceux des villes transportaient généralement leurs effets dans des paniers ou dans de grosses valises portées sur le dos ou dans une charrette.

Ces personnages pittoresques de la route ont disparu avec les progrès de l’urbanisation et l’arrivée des grands magasins avec leurs catalogues de ventes. L’usage de l’automobile s’étant généralisé, les clients ont délaissé peu à peu les vendeurs itinérants qui, pour plusieurs d’entre eux, sont devenus propriétaires de magasins.