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Souvent seul, au service d’une population dispersée sur de grands territoires, le médecin de campagne d’autrefois devait être disponible, jour et nuit, beau temps, mauvais temps. Il prenait tous les moyens pour rendre visite aux malades, malgré les distances. Les chemins impraticables ne parvenaient pas à vaincre sa vaillance.

Pour seconder sa science dans le diagnostic, il n’avait que son esprit perspicace et son dévouement. La science médicale avançait lentement et le médecin demeurait souvent impuissant devant la douleur. Il devait connaître plusieurs domaines de sa profession : extraire les dents à froid, amputer des membres déchiquetés, ramancher les fractures,…

Sa grande mission était sans contredit de mettre les enfants au monde soit pour assister à des accouchements, pour la plupart du temps, sans même avoir rencontré la mère auparavant.

Dans l’exercice de sa profession, il devait connaître les remèdes à tous les maux : rétention d’eau, pneumonie, grippe, etc… Ses médicaments étaient polyvalents et peu diversifiés. Certains offraient autant de remèdes « populaires » que de produits des laboratoires pharmaceutiques. La confiance que lui témoignaient les patients devenait souvent très efficace pour la guérison. Les villageois payaient habituellement les services reçus en argent comptant tandis que ceux des rangs donnaient bien souvent de leurs produits en échange des services obtenus.