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Au cours de l’histoire, le travail du bois s’est subdivisé en une foule de métiers spécialisés, dont ceux de la charpenterie et de la menuiserie demeurent les plus connus.

Même si les gens confondaient généralement les termes « menuisier et charpentier », ils savaient par contre différencier les capacités de l’un et de l’autre. Parfois, dans les campagnes, l’ouvrier faisait les deux tâches. Le charpentier savait choisir et couper les essences de bois nécessaire à une construction. Monter une bonne charpente nécessitait des connaissances, des habiletés et un outillage légèrement différent de ce qui était nécessaire pour fabriquer des moulures ou réussir des assemblages de portes et châssis.

Nos ancêtres sont nés dans les berceaux que le menuisier a créés, ils ont vécu au milieu des meubles (chaises, tables, lits, coffres, armoires) qu’il a fabriqués et ont fini dans les cercueils qu’il a conçus. Cet artisan était aussi appelé à réaliser d’autres travaux, notamment la fabrication d’instruments aratoires en bois comme la herse ou la charrue pour satisfaire les besoins des cultivateurs.

Jusqu’au 20e siècle, l’apprentissage de la charpenterie ou de la menuiserie durait en moyenne 3 ans. Elle pouvait se faire auprès d’un maître ou simplement se transmettre de père en fils. Ce corps de métier exigeait une excellente dextérité manuelle pour l’utilisation et le maniement d’outils nombreux et variés tels que les scies, varlopes, marteaux, vilebrequins rabots et autres instruments. Dans ce champs d’activités, le passage de la production artisanale à la production industrielle ne s’est pas fait du jour au lendemain. Encore de nos jours, ces métiers jouent un rôle considérable dans notre économie et l’artisan demeure toujours un travailleur recherché pour certains travaux spécialisés.