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La photographie, qui se popularisa un peu après le milieu du 19e siècle, a faire surgir des photographes itinérants à travers les campagnes car c’est surtout dans les plus grandes villes qu’on retrouvait leurs studios. Se promenant à pied, sac au dos, ou dans une voiture recouverte dans laquelle ils transportaient leur atelier ambulant, ces magiciens de l’image allaient dans les rangs des campagnes éloignées, photographier les gens qui voulaient immortaliser leur famille en entier sur une seule photographie.

Jadis, les portraits peints étaient réservés aux gens riches, puissants et célèbres. L’apparition de la photographie et plus particulièrement l’essor des studios commerciaux de portraits a aux membres de la classe moyenne d’avoir accès à cette tradition, qui était auparavant hors de leur portée. Eux aussi pouvaient dorénavant immortaliser sur photos des moments mémorables de leur existence. La prise de portraits est ainsi devenue une pratique courante et un complément à la vie familiale.

La photographie a d’abord eu une implication commerciale, liée au coût élevé du matériel et aux manipulations difficiles. L’équipement nécessaire à la photographie était à l’origine assez coûteux, de sorte que la plupart des photographes étaient des professionnels, qui vendaient leurs images à des clients. Au Québec, les photographes professionnels prédomineront jusque dans les années 1890, époque où la pratique, chez les amateurs, gagnera du terrain.