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Au 19e siècle et dans la première moitié du 20e siècle, les notables, gens d’affaires et professionnels surtout, avaient presque toujours recours à un tailleur de la ville la plus proche, pour se faire confectionner complets, pantalons, chemises, paletots et vêtements divers.

Pour les moins bien nantis, dans bien des localités rurales, les mères s’occupaient elles-mêmes d’habiller leur famille ou on avait alors recours à la couturière. Dans chaque ville ou village, on trouvait de bonnes couturières, des femmes adroites qui excellaient dans l’art de savoir faire du neuf avec du vieux. On pouvait leur confier un vêtement qu’on voulait mieux taillé et mieux ajusté, c’est-à-dire rendre « aussi beau qu’acheté tout fait ». La couturière confectionnait pour les femmes des manteaux, des costumes ou tailleurs et des robes; pour les hommes, des pantalons, chemises et vestes de même que des vêtements propres pour les enfants. Chez les moins bien nantis, les mères s’occupaient elles-mêmes d’habiller leur famille. Contrairement aux tailleurs des villes qui avaient bien souvent comme enseigne une grosse bobine de fil ou des ciseaux, les couturières se faisaient plutôt connaître par leur notoriété ou par le bouche à oreille.

Au début du 20e siècle, il n’y avait pas de machine à coudre dans toutes les maisons; les femmes devaient donc coudre à la main. L’arrivée de ces instruments, telles que les Singer, White ou Williams, viendront leur faciliter grandement la tâche. Bien souvent, les couturières se transmettaient le métier de mère en fille car les écoles d’art ménager qui enseignaient à quelques privilégiées les secrets des travaux à l’aiguille, ne se trouvaient pas dans toutes les régions. Au 20e siècle, les Cercles de fermières encourageront la pratique du métier de couturières et contribueront dans une large mesure à la diffusion de ce métier du textile.